4e. EMC – La Marseillaise, un chant révolutionnaire.

Ecrit pendant la Révolution française, ce chant est aujourd’hui l’hymne national français.
Dans quel contexte est-elle née et que signifient ses paroles dont certains dénoncent la violence ?

La Marseillaise est un chant patriotique de la Révolution française, adopté comme hymne national français, une première fois du 14 juillet 1795 au 18 mai 1804, puis à partir du 14 février 1879.

Les six premiers couplets sont écrits par Rouget de Lisle sous le titre de Chant de guerre pour l’armée du Rhin, à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792, dans le cadre de la guerre menée contre l’Autriche depuis avril 1792.

Dans ce contexte, La Marseillaise est un chant de guerre révolutionnaire, une exhortation au combat contre l’invasion étrangère et un appel patriotique à la mobilisation générale, mais aussi un hymne à la liberté et un appel au combat contre la tyrannie.

Rouget de Lisle chantant La Marseillaise pour la première fois.
Peinture d’Isidore Pils, 1849 – source Wikipédia DP.

Pour écouter la musique, cliquez sur ce lien.

Couplet 1
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L’étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !


Refrain
Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

Couplet 2
Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !

Couplet 3
Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Couplet 4
Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !

Couplet 5
Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
À regret s’armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

Couplet 6
Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Couplet 7 (« Couplet des enfants » ajouté en octobre 1792, d’auteur inconnu.)
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière,
Et la trace de leurs vertus, (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre,
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil,
De les venger ou de les suivre

Emile-Jean-Horace Vernet – La bataille de Valmy, le 20 septembre 1792. (1826)
Source : Wikipédia – The National Gallery, London – DP

Téléchargez la fiche de travail.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.